Les
neuf contemplations du cimetière.
Par tous
les moyens les occidentaux cherchent à éviter la
vision
de la mort et du vieillissement... En Inde et dans bien d'autres pays
il est fréquent de côtoyer les cadavres, aussi
cette
contemplation n'a-t-elle rien de morbide. C'est une simple
constatation de ce qui est, et de ce que nous sommes...
Puis
ensuite, O bhikkhus, quand un bhikkhu voit un cadavre jeté
sur
un charnier, mort depuis un jour,
deux
jours, trois jours, gonflé, bleui,
putréfié, il
réfléchit à son propre corps:
"Ce
corps a la même nature, il deviendra le même et ne
sera
pas épargné'...
Ainsi
il demeure contemplant le corps sur le corps intérieurement.
Ainsi
il demeure contemplant le corps sur le corps extérieurement.
Ainsi
il demeure contemplant le corps sur le corps intérieurement
et
extérieurement.
Il
demeure contemplant l'apparition des phénomènes
dans le
corps,
Il
demeure contemplant la disparition des phénomènes
dans
le corps,
Il
demeure contemplant l'apparition et la disparition des
phénomènes
dans le corps.
La
conscience: " Voilà un corps " est établie en
lui dans la simple mesure nécessaire à la
connaissance
et
à l'observation attentive. Ainsi il demeure
libéré,
ne s'attachant à rien dans le monde.
C'est
ainsi, O bhikkhus, qu'un bhikkhu demeure contemplant le corps sur le
corps.
Et
de plus, O bhikkhus, quand un bhikkhu voit un cadavre jeté
sur
un charnier,
déchiqueté
par les corbeaux, les faucons, les vautours,
déchiré
par les chiens et les chacals, rongé par toutes sortes de
vers,
il
réfléchit à son propre corps:
"Ce
corps a la même nature, il deviendra le même et ne
sera
pas épargné'...
Ainsi
il demeure contemplant le corps sur le corps intérieurement.
Ainsi
il demeure contemplant le corps sur le corps extérieurement.
Ainsi
il demeure contemplant le corps sur le corps intérieurement
et
extérieurement.
Il
demeure contemplant l'apparition des phénomènes
dans le
corps,
Il
demeure contemplant la disparition des phénomènes
dans
le corps,
Il
demeure contemplant l'apparition et la disparition des
phénomènes
dans le corps.
La
conscience: " Voilà un corps " est établie en
lui dans la simple mesure nécessaire
à
la connaissance et à l'observation attentive. Ainsi il
demeure
libéré, ne s'attachant à rien dans le
monde.
C'est
ainsi, O bhikkhus, qu'un bhikkhu demeure contemplant le corps sur le
corps.
Et
de plus, O bhikkhus, quand un bhikkhu voit un cadavre jeté
sur
un charnier,
réduit
à un squelette maintenu par des tendons, avec des lambeaux
de
chair et des tâches de sang,
il
réfléchit à son propre corps:
"Ce
corps a la même nature, il deviendra le même et ne
sera
pas épargné'...
Ainsi
il demeure contemplant le corps sur le corps intérieurement.
Ainsi
il demeure contemplant le corps sur le corps extérieurement.
Ainsi
il demeure contemplant le corps sur le corps intérieurement
et
extérieurement.
Il
demeure contemplant l'apparition des phénomènes
dans le
corps,
Il
demeure contemplant la disparition des phénomènes
dans
le corps,
Il
demeure contemplant l'apparition et la disparition des
phénomènes
dans le corps.
La
conscience: " Voilà un corps " est établie en
lui dans la simple mesure nécessaire
à
la connaissance et à l'observation attentive. Ainsi il
demeure
libéré, ne s'attachant à rien dans le
monde.
C'est
ainsi, O bhikkhus, qu'un bhikkhu demeure contemplant le corps sur le
corps.
Et
de plus, O bhikkhus, quand un bhikkhu voit un cadavre jeté
sur
un charnier,
réduit
à un squelette maintenu par des tendons, taché de
sang,
dépourvu
de chair, il réfléchit à son propre
corps:
"Ce
corps a la même nature, il deviendra le même et ne
sera
pas épargné'...
Ainsi
il demeure contemplant le corps sur le corps intérieurement.
Ainsi
il demeure contemplant le corps sur le corps extérieurement.
Ainsi
il demeure contemplant le corps sur le corps intérieurement
et
extérieurement.
Il
demeure contemplant l'apparition des phénomènes
dans le
corps,
Il
demeure contemplant la disparition des phénomènes
dans
le corps,
Il
demeure contemplant l'apparition et la disparition des
phénomènes
dans le corps.
La
conscience: " Voilà un corps " est établie en
lui dans la simple mesure nécessaire
à
la connaissance et à l'observation attentive. Ainsi il
demeure
libéré, ne s'attachant à rien dans le
monde.
C'est
ainsi, O bhikkhus, qu'un bhikkhu demeure contemplant le corps sur le
corps.
Et
de plus, O bhikkhus, quand un bhikkhu voit un cadavre jeté
sur
un charnier,
réduit
à un squelette maintenu par des tendons, sans chair ni sang,
il réfléchit à son propre corps:
"Ce
corps a la même nature, il deviendra le même et ne
sera
pas épargné'...
Ainsi
il demeure contemplant le corps sur le corps intérieurement.
Ainsi
il demeure contemplant le corps sur le corps extérieurement.
Ainsi
il demeure contemplant le corps sur le corps intérieurement
et
extérieurement.
Il
demeure contemplant l'apparition des phénomènes
dans le
corps,
Il
demeure contemplant la disparition des phénomènes
dans
le corps,
Il
demeure contemplant l'apparition et la disparition des
phénomènes
dans le corps.
La
conscience: " Voilà un corps " est établie en
lui dans la simple mesure nécessaire
à
la connaissance et à l'observation attentive. Ainsi il
demeure
libéré, ne s'attachant à rien dans le
monde.
C'est
ainsi, O bhikkhus, qu'un bhikkhu demeure contemplant le corps sur le
corps.
Et
de plus, O bhikkhus, quand un bhikkhu voit un cadavre jeté
sur
un charnier,
réduit
à des os éparpillés dans toutes les
directions:
ici des os de la main,... là des os du pied,...
des
os du menton,... les fémurs,... le bassin,... la colonne
vertébrale et le crâne,
il
réfléchit à son propre corps:
"Ce
corps a la même nature, il deviendra le même et ne
sera
pas épargné'...
Ainsi
il demeure contemplant le corps sur le corps intérieurement.
Ainsi
il demeure contemplant le corps sur le corps extérieurement.
Ainsi
il demeure contemplant le corps sur le corps intérieurement
et
extérieurement.
Il
demeure contemplant l'apparition des phénomènes
dans le
corps,
Il
demeure contemplant la disparition des phénomènes
dans
le corps,
Il
demeure contemplant l'apparition et la disparition des
phénomènes
dans le corps.
La
conscience: " Voilà un corps " est établie en
lui dans la simple mesure nécessaire
à
la connaissance et à l'observation attentive. Ainsi il
demeure
libéré, ne s'attachant à rien dans le
monde.
C'est
ainsi, O bhikkhus, qu'un bhikkhu demeure contemplant le corps sur le
corps.
Et
de plus, O bhikkhus, quand un bhikkhu voit un cadavre jeté
sur
un charnier,
les
ossements blanchis comme des coquillages, il
réfléchit
à son propre corps:
"Ce
corps a la même nature, il deviendra le même et ne
sera
pas épargné'...
Ainsi
il demeure contemplant le corps sur le corps intérieurement.
Ainsi
il demeure contemplant le corps sur le corps extérieurement.
Ainsi
il demeure contemplant le corps sur le corps intérieurement
et
extérieurement.
Il
demeure contemplant l'apparition des phénomènes
dans le
corps,
Il
demeure contemplant la disparition des phénomènes
dans
le corps,
Il
demeure contemplant l'apparition et la disparition des
phénomènes
dans le corps.
La
conscience: " Voilà un corps " est établie en
lui dans la simple mesure nécessaire à la
connaissance
et
à l'observation attentive. Ainsi il demeure
libéré,
ne s'attachant à rien dans le monde.
C'est
ainsi, O bhikkhus, qu'un bhikkhu demeure contemplant le corps sur le
corps.
Et
de plus, O bhikkhus, quand un bhikkhu voit un cadavre jeté
sur
un charnier,
réduit
à des os vieux de plus d'un an, il
réfléchit à
son propre corps:
"Ce
corps a la même nature, il deviendra le même et ne
sera
pas épargné'...
Ainsi
il demeure contemplant le corps sur le corps intérieurement.
Ainsi
il demeure contemplant le corps sur le corps extérieurement.
Ainsi
il demeure contemplant le corps sur le corps intérieurement
et
extérieurement.
Il
demeure contemplant l'apparition des phénomènes
dans le
corps,
Il
demeure contemplant la disparition des phénomènes
dans
le corps,
Il
demeure contemplant l'apparition et la disparition des
phénomènes
dans le corps.
La
conscience: " Voilà un corps " est établie en
lui dans la simple mesure nécessaire à la
connaissance
et
à l'observation attentive. Ainsi il demeure
libéré,
ne s'attachant à rien dans le monde.
C'est
ainsi, O bhikkhus, qu'un bhikkhu demeure contemplant le corps sur le
corps.
Et
de plus, O bhikkhus, quand un bhikkhu voit un cadavre jeté
sur
un charnier,
réduit
à des os pourris, tombant en poussière, il
réfléchit
à son propre corps:
"Ce
corps a la même nature, il deviendra le même et ne
sera
pas épargné'...
Ainsi
il demeure contemplant le corps sur le corps intérieurement.
Ainsi
il demeure contemplant le corps sur le corps extérieurement.
Ainsi
il demeure contemplant le corps sur le corps intérieurement
et
extérieurement.
Il
demeure contemplant l'apparition des phénomènes
dans le
corps,
Il
demeure contemplant la disparition des phénomènes
dans
le corps,
Il
demeure contemplant l'apparition et la disparition des
phénomènes
dans le corps.
La
conscience: " Voilà un corps " est établie en
lui dans la simple mesure nécessaire à la
connaissance
et
à l'observation attentive. Ainsi il demeure
libéré,
ne s'attachant à rien dans le monde.
C'est
ainsi, O bhikkhus, qu'un bhikkhu demeure contemplant le corps sur le
corps.

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